
- Vous regarderez d'un autre oeil les UV - 10181000
Arborer un beau bronzage tout au long de l'année représente la promesse des cabines d'UV. Cette petite touche "bonne mine" booste le moral. Très vite, elle s'apparente à une véritable drogue. Toutefois, depuis quelques années, une nouvelle tendance se fait ressentir : être bronzé oui mais, pas à n'importe quel prix.
Les risques liés aux rayons UV artificiels
Dans un rapport récent, l'Institut national du cancer (Inca) dénonce les dangers encourus par les UV artificiels. Une douche froide, pour les accros du bronzage.
Dans l'esprit du plus grand nombre, les séances d'UV préparent la peau aux expositions au soleil et seraient source de vitamines D en hiver. Mais, en réalité, ces arguments de vente ne constituent que des leurres. Les solariums délivrent 10 à 20 fois plus de rayons ultraviolets qu'un bain de soleil traditionnel. Par conséquent, les UV artificiels accélèrent le photoveillissement de la peau.
De plus, la "surexposition" aux UV multiplie vos chances de développer un cancer cutané. Le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a mis en évidence que les séances d'UV avant l'âge de 30 ans accroissent de 75% les risques de naissance d'un mélanome, la forme la plus coriace de cancer. Classifié au niveau 1, son pouvoir cancérigène est aussi important que celui du tabac.
Et enfin, au niveau de la vétusté du matériel. Au fil des ans, les tubes qui produisent les UV s'usent. La lumière diffusée est nettement plus dangereuse que celle émise lors de la fabrication.
A noter, actuellement, le gouvernement français se refuse d'interdire les UV. Il considère que les rayons UV artificiels sont aussi nocifs que ceux dégagés par le soleil. L'Etat concentre l'ensemble de ses efforts sur deux points : les campagnes d'informations et les contrôles tant au niveau de la formation que du matériel utilisé.
Les règles d'usage des cabines d'UV
Contrôlés tous les deux ans, les instituts de bronzage se plient à plusieurs lois, en vigueur depuis 1997. Port des lunettes, accès interdit aux mineurs ou encore temps maximal recommandé, les informations de prévention vous sont délivrées lors de votre première séance.
Autre point important : effectuer des séances d'UV de manière raisonnable. Difficile de doser le juste milieu... Pour vous éclairer, les dermatologues fixent le seuil limite à 10 séances maximum. Toutefois, impossible de généraliser cette règle sans connaître votre phototype. Ce dernier correspond au niveau de risque lié à vos caractéristiques. Il s'échelonne de 1 à 6. Cet indice varie en fonction de la couleur des cheveux, des yeux, la capacité à bronzer, des antécédents familiaux de cancer et de la présence de grains de beauté notamment. Par exemple : une personne, au teint de porcelaine, aux cheveux blonds, aux yeux clairs et qui bronze difficilement, peut d'ores et déjà faire une croix sur les cabines d'UV.
Au moindre doute, n'hésitez pas à consulter un dermatologue pour définir au mieux votre niveau de risque.
En conclusion, pour un beau hâle pendant 365 jours, il est parfois plus prudent de recourir aux produits autobronzants.
Sources :
Elle, UV : faut-il arrêter ?, Lisa Vignoli, 6/01/2012
Vivolta, Cabines UV : 10 infos pour faire le point, Maggy Galichet
Paris Match, Toute la lumière sur les UV en cabine, 26/02/11
